Stage ou emploi ?
“Bienvenue chez nous, heureux de vous accueillir pour votre nouvelle surexploitation quotidienne“. Voilà finalement ce que je préfèrerais entendre au matin de mon premier jour de stage, enfin que dis-je, de mon énième stage. Alors que les jeunes têtes pensantes pétillent d’excitation à l’aube de leur “entrée” dans le monde du travail, moi, je souris désormais jaune face à la généralisation et le recours systématique à ce “contrat”.
Près de deux ans que le vain espoir de signer au mieux un CDD au pire un quelconque papier me quitte de jour en jour. La faute à qui ? Bonne question à laquelle de multiples réponses resteront sous clés.
Ce n’est pourtant pas faute d’essayer de trouver un “vrai travail” vous dirais-je. Après une dizaine d’année à accueillir à chaque fin de mois un salaire plus ou moins cohérent avec mes tâches journalières, quel qu’elles soient mais aux antipodes de mes ambitions, me voilà à creuser de plus en plus sous terre pour encaisser la dure réalité de la condition de stagiaire lambda. Vous le valez pas bien, quoi.
Au final, c’est un bel emploi à peine (voire pas du tout) déguisé qui aiguise ses dents au tournant de la porte battante. 40 h au grand minimum, en général pas plus de 400 euros d’indemnisations par mois si la chance est au rendez-vous, une entente de six mois pour la plupart histoire de bien rentabiliser la chair fraîche, et, aux oubliettes les congés, bien entendu.
Hier, mère-grand m’a téléphoné et a émis sa totale incompréhension de ma situation. “Mais diable pourquoi ne passes-tu pas un concours administratif ? Un emploi à vie et un salaire à la fin de chaque mois!“. Mamie, comment te dire… Toi qui viens de me souhaiter un joyeux noël et une bonne année le jour de mon anniversaire, comprendras-tu ? Ici, un avenir d’infini labeur m’attend. Je suis encore jeune et nourrit encore ouvertement l’ambition folle de me trouver un emploi qui me correspond, une tâche que j’aime. La “tâche” de torturer mon cerveau, le plaisir de débiter les mots qui se bousculent sur un papier glacé ou virtuel. Mamie ou la voix raison.
Plus d’une cinquantaine de cv diffusés depuis le début de l’année, allez, j’y crois, la rentrée 2008 sera pour moi. D’ici-là, encore un dernier “stage” et puis basta. Sinon, vous ne me retrouverez ni ici ni là.
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JCVD : le grand retour
Qui ne se souvient pas de Kickboxer, Full Contact ou encore Cavale sans issue; des films menés par le roi du muscle tendu Jean-Claude Van Damme. Aujourd’hui, après ses déboires dûs à la poudre aux yeux et au nez, le jeune successfull belge d’antan remet les pieds dans le plat pour notre plus grand plaisir.
Car il n’est pas rien le JCVD. Soit, la communauté francophone s’est fixée sur les niaiseries vendeuses de l’homme. Mais au-delà de ses explications fantasques, et pas toujours idiotes comme il se le dit comme pour se dédouaner, Jean-Claude reste et restera le rêveur au moral d’acier qui a su à l’instar de beaucoup se faire une place de chiox dans le cinéma d’action.
Nouvelles comme anciennes générations connaissent son nom et sont friandes de son coup de pied-grand-écart. Oui, Jean-Claude a un physique, et à bientôt 48 ans sa plastique force encore le respect des adeptes de tablettes. Oui, Jean-Claude a travaillé dur. Oui, Jean-Claude Van Damme peut maintenant affirmer que l’auto-dérision et la maturité font partie intégrante de son caractère.
Le JCVD de la maturité débarque en France pour notre plus grand plaisir. On a hâte. On en veut. On y croit. Longue vie (carrière) à toi Jean-Claude.
En salles dès ce mercredi 4 juin, JCVD de Mabrouk El Mechri ou comment Jean-Claude Van Damme craque, dans son propre rôle.
Moyenne des étoiles de la presse : *** / ****
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Le quai du désespoir
Me voilà surprise à ne plus compter les semaines où le RER B que j’emprunte tous les jours me fait un sale coup, il est temps de réagir.
Le travail est à Paris et le logement en banlieue, voilà le sort réservé à la majeure partie des étudiants ou stagiaires qui ne tentent pas par des moyens extrêmes de se loger à moins de 200 mètres du quartier bobo de Bastille la gaillarde. Des livres sortent sur des inepsies parisiennes qui riment avec bonne blague et sensationnel. Alors que faire dans ce cas ? Eh bien comme les centaines de travailleurs acharnés qui tentent d’acheter leur kilo de patates le week-end à ED : monter chaque matin et chaque soir dans l’hypothétique train de la ligne B du RER.
Dans peu de temps, le prix de la carte orange atteindra la barre fatidique des 100 euros par mois pour des indemnités de stages évaluées à 360 euros tout rond. Or, avec un écart de 20 minutes entre chaque train, 10 minutes minimum de retard chaque matin, plus de places au bout de 5 stations, et plus de 2h pour éspérer rentrer chez soi le soir alors que le temps de trajet moyen est estmé à 35 minutes, comment ne pas craquer nerveusement ?
Avaries, suicides, retards, agressions et j’en passe… Voilà le lot quotidien réservé aux usagers de cette ligne B qui ne manque pas d’imagination à chaque jour qui passe. Résultat ? Avec un pointage au travail à 9h30, lever obligatoire à 7h pour anticiper les 30 minutes de marche qui sépare le domicile au train qui ne sera pas là. Avec une sortie de bureau à 19h, rentrée subie à 20h30 minimum pour prendre le temps comprendre pourquoi payer plus de 70 euros par mois.
Je n’oserai même pas revenir décemment sur les dernières grèves. Plus de 3 semaines sans aucun train. Condamné à rester chez soi. Des milliers de personnes sensées livrées à elles-même. La société n’est pas compréhensive : renvois, RTT ou congés forcés, adieu les vacances au coin du feu tant rêvées pour les fêtes.
Mais que font-ils ? Ecrasés et compressés, les voyageurs grognent dans leurs capelines. Et alors ?
La finalité ? Dernier entretien d’embauche en date : “Vous habitez en banlieue ?” “Ne vous inquiétez pas, je prend la ligne B qui s’arrête à Châtelet à 5 minutes à pied” “D’accord, on vous rappellera”. A bon entendeur, salut.
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